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La mémoire corporelle des traumas sexuels : une approche sensorielle

Dernière mise à jour : 31 déc. 2025

Beaucoup de traumas sexuels ne laissent pas de souvenirs clairs. Pas d’images. Pas de scène figée. Mais le corps, lui, se souvient. Dans un accompagnement thérapeutique à Bordeaux, cette mémoire corporelle devient souvent le point d’entrée le plus juste pour amorcer un chemin de guérison.


Tensions dans le bas-ventre, difficulté à respirer, sensation de figement, maux chroniques, troubles de l’intimité… Autant de signaux que quelque chose s’est inscrit. Parfois il y a eu un événement identifiable. Parfois non. Mais le corps, lui, ne triche pas.


Une porte d’entrée sensorielle pour une véritable réintégration

Le toucher thérapeutique permet de rencontrer ces zones "muettes" du corps. Pas pour les forcer à parler. Mais pour leur offrir un espace d’écoute, de douceur, de reconnexion.

Il ne s’agit pas de réveiller la douleur. Il s’agit de restaurer un dialogue, là où le gel ou la déconnexion avaient pris place. La mémoire corporelle ne se libère pas avec des grands discours. Elle a besoin d’un cadre sûr, d’une présence stable, d’un toucher régulateur.


Quand le corps redevient vivant

Ce que permet cette approche sensorielle, c’est une véritable reconnexion au vivant. À la possibilité de sentir, de dire oui ou non, de retrouver du plaisir sans peur, du mouvement sans tension.


Le trauma n’est pas qu’un souvenir : c’est un verrou somatique.

Ce type d’accompagnement invite à restaurer un sentiment de sécurité intérieure, à réapprendre à habiter son corps sans crainte, à reconnaître ses limites et ses élans. Il ne s’agit jamais de revivre, mais de réintégrer, doucement, ce qui a été figé ou mis à distance pour survivre.


Avec le temps, le corps peut redevenir un lieu habitable. Un espace où la respiration circule plus librement, où les sensations retrouvent leur juste place, où l’intimité peut être vécue sans alerte permanente. La guérison ne se manifeste pas toujours de manière spectaculaire ; elle se révèle souvent dans de petits signes : un relâchement, une respiration plus ample, une capacité nouvelle à dire non… ou oui.


Chaque parcours est singulier. Il n’y a pas de modèle, pas de temporalité idéale. Seulement une écoute respectueuse de ce que le corps est prêt à déposer, à transformer, à laisser circuler. Dans cette approche, le corps n’est plus un lieu de menace, mais un allié précieux sur le chemin de la réparation et de la vie retrouvée.


 
 
 

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